26/01/2014
Hydrangea x semiola
C'est ma dernière trouvaille. Semiola est un hybride de Hydrangea petiolaris et Hydrangea seemanii.
J'ai depuis longtemps l'hortensia grimpant le plus connu, Hydrangea anomala petiolaris. Il est beau en fleurs, il est beau en automne mais il est si triste l'hiver. Il est planté sur la maison à l'angle nord-ouest.
Hydrangea x semiola a le feuillage persistant de son parent H. seemanii et aurait la rusticité de H. petiolaris. Mais les données sur la rusticité des hortensias grimpants et surtout de H. seemanii sont contradictoires. H. seemanii est certainement rustique chez moi mais peut-être pas sous des climats plus frais. Cependant c'est surtout pour ses tiges rouges et ses jeunes pousses de printemps rouges que j'ai choisi semiola.
Ce sujet que m'a envoyé la Pépinière des Avettes est superbe. Un détail m'a étonnée et je n'en ai trouvé la description nulle part : des pousses nombreuses et pourvues de racines partent de sous le niveau du sol, à partir de la plus grosse racine. J'en ai détaché une :
Cette jeune pousse va d'abord grandir en pot. J'aurai ainsi une plante pour le mur nord et une autre pour une pergola. Mon Hydrangea petiolaris a au moins 15 ans et il n'a qu'un tronc, il n'a jamais fait de pousse à la base permettant une division.
15:15 Publié dans hydrangea | Lien permanent | Commentaires (3)
Le pic épeiche et le pic mar
J'ai cherché dans mes archives des photos du pic auquel je suis le plus habituée car il est plus fréquent, le pic épeiche. Je ne le vois pas très souvent car lui me voit et se tient de l'autre côté du tronc mais à la belle saison je l'entends souvent tambouriner.
Je remets les photos du pic mar. La différence la plus visible quand on l'aperçoit et qu'on n'a pas le temps de voir davantage de détails, c'est la tache noire du cou qui ne va pas jusqu'au bec. Mais aussi, le pic mar est légèrement plus petit.
12:57 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (0)
25/01/2014
Les étourneaux arrivent
Je n'avais pas encore vu les étourneaux. Ils sont arrivés aujourd'hui et je m'y attendais car l'hiver arrive maintenant, par l'est : -24° à Moscou, -13° à Berlin. Je peux aller acheter des caisses de margarine et des gros sacs de cacahuètes.
Il ne fait pas encore froid ici, le lierre a déjà beaucoup de fruits mûrs, mais le geai a pris ses habitudes
Et le plus rare aux mangeoires, le pic-épeiche pic mar était là à l'aube. Lorsque je l'ai vu, je suis allée le plus lentement possible vers l'APN car les oiseaux voient le moindre mouvement dans le séjour même faiblement éclairé. Je n'étais pas certaine d'avoir le temps de faire une meilleure photo, j'ai donc utilisé d'abord la mise au point automatique. Et je n'ai pu faire mieux, il a fui aussitôt, peut-être parce que j'avais oublié de déconnecter le flash automatique (inutile dans ce cas, je suis à 6m). Mais on le voit suffisamment bien pour remarquer une anomalie au niveau de la tête. Les femelles ont une calotte noire, les mâles une tache rouge en plus mais limitée à la nuque. Celui-ci a une grande tache rouge de la nuque au bec. J'ai cherché l'explication et j'ai cru que c'était un juvénile, la dernière couvée 2013. Mais il y a des différences et c'est une erreur de ma part, c'est un pic mar.
P.S Berthille s'y connaît en oiseaux et elle a raison, c'est un pic mar. Je ne savais même pas qu'il y en avait par ici. La forêt de Fontainebleau est pourtant un de ses derniers refuges en Île de France car il a besoin de forêts de feuillus avec beaucoup de vieux chênes. Mon terrain en est un petit bout séparé par les constructions et le reste de la forêt est à 100m.
http://www.corif.net/site/especemois/picmar.htm
Lorsque je l'ai vu le matin, il m'avait bien paru un peu petit mais j'avais mis cela sur le compte de l'âge. Il est revenu cet après-midi mais le coquin s'est caché derrière les mangeoires. Je vous mets quand même les photos, on voit des parties de son corps selon ses déplacements.
En même temps que lui sont arrivées les premières mésanges à longue queue de l'année :
14:20 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (2)
24/01/2014
Le petit monde du sureau chinois
De début juillet jusqu'à fin septembre et même jusqu'en décembre mais moins intensément, un corymbe est un petit monde grouillant de butineurs et de leurs prédateurs.
Voici quelques butineurs. Syrphes :
Guêpes :
Fourmis :
Papillons, les tircis sont les plus nombreux sur ce terrain boisé :
Et même une jolie punaise verte :
Une bestiole indéterminée :
Parfois, ça se bouscule, syrphe, araignée et fourmi :
La présence de cloportes est plus étonnante. Ils se nourrissent plutôt de détritus mais il leur arrive de manger de végétaux vivants et des fruits, sans faire de dégâts. Les nectaires sont tellement attractifs qu'ils n'ont pas peur de grimper jusqu'à plus d'un mètre :
Ceux-là s'intéressent nettement aux nectaires de tige :
Mais ils peuvent monter jusqu'à 1m50 pour les nectaires de corymbe plus juteux. La photo est prise de nuit :
Les araignées ont vite compris que la moitié des butineurs du jardin est là. Certaines s'installent même en avance, avant la floraison :
Elles sont diverses. J'en ai photographié jusqu'au 15 novembre.
Et il y a même des opilions :
21:21 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
Sambucus chinensis
J'ai commencé mon blog en octobre 2007 et c'est seulement à partir de 2007 que je l'ai photographié pour les besoins du blog. Mais il était déjà imposant et j'ai dû alors le diviser. Il a maintenant 10 ans. C'est dire si je le connais. Il reste pourtant pour moi plein de mystères, je ne comprends toujours pas son mode de "fonctionnement", un fonctionnement totalement différent à Veneux et à Romilly.
Je n'ai pas parlé de lui depuis longtemps. Pour ceux et celles qui se demandent qui il est, je vais en redonner une description. Je vais d'abord le décrire à Veneux car c'est là qu'il se développe le mieux, pourtant dans un grand pot.
C'est un sureau herbacé, comme notre sureau yèble mais sans odeur, ce qui devrait plaire à ceux qui ont horreur de la délicieuse odeur d'amande amère du yèble. Ce qu'il a de plus remarquable, c'est sa floraison qui ne ressemble à aucune autre. Ses corymbes sont du même type que ceux des autres sureaux, à 5 branches, avec des fleurs assez semblables. Mais entre les fleurs on voit des nectaires très colorés, aussi gros que les fleurs. J'ai vu de tels nectaires sur Sambucus hookeri mais pas dans le corymbe au milieu des fleurs. Un tel corymbe est vraiment unique :
Ces nectaires sont déjà présents et fonctionnels alors que les fleurs sont encore en boutons et persisteront après la chute des fleurs, jusqu'en automne. Leur sécrétion de nectar est tellement intense que souvent le nectar déborde de la coupe :
Ce nectar doit être sublime car les corymbes sont survolés constamment de syrphes, de guêpes, de papillons. Même les fourmis y viennent et ne pensent même plus à élever des pucerons, elles ont ce qu'il faut comme douceur.
La prochaine fois nous verrons les foules qui fréquentent ces corymbes.
02:33 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (3)
23/01/2014
Le pin noir
Des gens imbéciles accusent les renards et les blaireaux de tous les maux pour pouvoir assouvir leur désir de tuer. D'autres, sans doute en partie les mêmes, en tout cas guère plus intelligents, accusent les arbres de tous les maux pour pouvoir les abattre. Les arbres sont dangereux, ils tombent sur les maisons, sur les voitures, ils tuent. Il faudrait les reléguer dans des forêts lointaines pour qu'il n'y ait aucun risque. Mais les forêts lointaines, on les détruit. Lorsqu'on aura abattu le dernier arbre, il n'y aura plus assez d’oxygène, donc plus aucun humain pour admirer cette Terre maintenant sans risque.
En France, on a en plus une spécialité : accuser les arbres des accidents de la route :
http://www.lunion.presse.fr/region/pas-d-accord-pour-que-...
Cela se passe à 73 km seulement de Romilly.
Il peut arriver qu'un conducteur par ailleurs irréprochable dérape dans un virage à cause des conditions de la chaussée et percute un arbre. Mais dans une ligne droite ? Quelqu'un a-t-il vu un de ces méchants arbres se précipiter vers une voiture ? Je ne crois pas, c'est la voiture qui se précipite sur l'arbre. La cause en est la vitesse, l'alcool, la drogue, pas l'arbre.
Je n'ai pas peur des arbres, même pas des si méchants pins noirs. J'ai planté un tout petit pin noir d'Autriche mycorhizé aux lactaires il y a presque 3 ans, fin mars 2011 :
Je ne sais si j'aurai des lactaires mais mais pour le pin, c'est bien parti. Il mesurait 70 cm. Il n'a pas du tout poussé la première année, très peu la suivante et cette année il a démarré. Il mesure 1m40 :
J'espère qu'il n'est pas méchant et qu'il n'attend pas d'être plus grand pour se précipiter sur ma voiture lorsque j'arrive.
00:33 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (4)
21/01/2014
Taxus baccata, les bourgeons floraux
Les boutons floraux des ifs sont déjà très visibles, du moins sur les sujets mâles. A Romilly :
A Veneux :
Pour les bourgeons de fleurs femelles, c'est moins évident. Même les jeunes fleurs à peine fécondées ne sont pas faciles à distinguer des bourgeons végétatifs tant que l'ovaire n'a pas grossi. Je n'ai pas vu de bourgeons sur les deux ifs femelles de Romilly, très jeunes. Sur celui de Veneux j'ai trouvé un tout petit nombre de bourgeons. Je pense que celui-ci est un bourgeon de fleur :
et celui-là, plus allongé, moins serré, un bourgeon végétatif :
Si vous souhaitez un if d'un sexe précis, ne comptez pas sur la jardinerie, ils ne sont pas sexés. Donc, pour qu'il n'y ait pas d'erreur, achetez un mâle en boutons en hiver ou en fleurs au printemps (attention au pollen, vous allez vous retrouver couvert de poudre jaune si les fleurs sont à maturité) et une femelle beaucoup plus tard quand les fruits sont bien reconnaissables.
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2011/10/25/taxus-ba...
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2011/02/25/taxus-ba...
20:02 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (3)
20/01/2014
La garenne se déplace
A Romilly dans une zone non cultivée et très boisée proche de la mare je rencontre une butte de terre qui semble fraîche :
Voyons ce qu'il y a derrière :
Un terrier donc. Je fais le tour de la mare, je trouve d'autres terriers, entre 10 et 20, je n'ai pas compté. L'orifice fait environ 20cm de diamètre.
Je pense qu'ils sont la propriété de familles de lapins. Il y avait dans le quartier de très nombreux lapins les années précédentes. Lorsque j'arrivais ils détalaient devant la voiture et s'enfuyaient vers les terrains qui bordent le chemin. Cette année je n'ai pas vu un seul lapin. Mon voisin aussi a remarqué leur absence.
Que s'est-il passé ? Je pense que la très longue inondation du mois de mai a noyé leurs terriers et leurs petits. Quelques adultes ont survécu. Ont-ils compris la leçon et choisi une zone non inondable pour installer leurs nouvelles familles ? Car cette zone qui fait le tour de la mare est en hauteur. Je pense que la mare a été creusée artificiellement et la terre retirée simplement déposée tout autour. Cela donne à la mare des berges élevées, d'ailleurs peu favorables à son ensoleillement. Cette zone n'a pu être atteinte par les 40cm d'eau constatés au-dessus du sol ailleurs.
Reste à savoir si les lapins sont assez intelligents pour avoir compris cela.
07:59 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (8)