02/09/2009
Sambucus chinensis, la nouaison
Le 31 août, Sambucus chinensis a beaucoup changé d'aspect. La floraison des premiers corymbes est terminée ou partiellement terminée (la floraison d'un corymbe est progressive, du centre vers les bords du corymbe).
Les fleurs non fécondées sont tombées, les autres ont fait place à des fruits encore verts.
Les fruits encore verts se confondent avec les nectaires car les nectaires, qui resteront fonctionnels même après la maturation des fruits, deviennent verts lorsque les fleurs sont fanées. Seule leur forme les distingue, les nectaires ont la forme d'une coupe avec un creux central, les fruits verts forment une boule terminée par une pointe et ont des rainures semblant délimiter des lobes :
19:51 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
La fourmi la plus gloutonne
Elle m'a affirmé que le nectar de Sambucus hookeri est un délice :
10:43 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, animaux
Les nectaires de Sambucus hookeri
Une étrange attraction de Sambucus hookeri sur les insectes m'a fait l'examiner de près de nouveau. Je ne l'examinais plus autant, je l'avais déjà fait il y a deux ans.
Pourquoi attirait-il les cantharides en juillet alors que les corymbes se formaient à peine ?
Pourquoi est-il parcouru comme Sambucus chinensis par des fourmis qui n'y élèvent pas de pucerons ? Ont-elles trouvé quelque sucrerie meilleure que le miellat des pucerons ?
Cela fait penser à la présence de nectaires comme chez Sambucus chinensis. Mais il n'y a pas de nectaires dans les corymbes et, s'il y en a, ils sont actifs avant la floraison.
Ces nectaires, je les ai trouvés. Voici le 27 juillet, alors que les corymbes sont encore très petits, à un mois de la floraison :
Les voici le 26 août, dans une zone où le bois prend une teinte brune :
Ces nectaires ont une couleur jaune, comme ceux de chinensis mais moins intense, il ont la même taille mais une forme différente avec une petite pointe qui leur donne un aspect en cœur. Et voici la preuve que ce sont bien des nectaires, une fourmi qui s'y délecte :
Ces nectaires ne sont jamais dans le corymbe. J'en ai trouvé comme pour chinensis au pied du pédoncule mais aussi à d'autres niveaux, sur des nœuds, en position de stipules. Voici de tels nectaires à deux niveaux :
Il y a à ma connaissance 3 sureaux qui présentent de tels gros nectaires :
Sambucus chinensis avec des nectaires en forme de cupule en demi-sphère parmi les fleurs du corymbe et au pied du pédoncule
Sambucus formosana avec des nectaires en forme de cupule cylindrique parmi les fleurs du corymbe
Sambucus hookeri avec de nectaires en forme de cupule en cœur au pied des pédoncules et des pétioles.
01:08 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
31/08/2009
Encore un Sambucus hookeri déraciné
J'avais prévu de parler ce soir des gros nectaires de Sambucus hookeri, une nouveauté.
Mais j'ai découvert encore un accident grave sur un sureau à Romilly aujourd'hui et c'est de cela que j'éprouve le besoin de parler.
Il s'agit d'un fils de Sambucus hookeri issu du semis des graines de ses premiers fruits. Voici ce que j'ai trouvé : un trou sous les racines et des racines il ne restait que ça :
De gauche à droite on voit un gros rhizome très blanc, une grosse racine jaune d'où partent des racines plus fines et longues, un tronçon de 2 cm de la plus grosse racine, très brune mais sectionnée net, sous le tronc un fin chevelu dense de très fines racines.
Qu'il y ait un rhizome n'a rien d'étonnant car ce très jeune sureau est soit un hookeri pur, soit un hybride de canadensis, soit mais c'est peu probable un hybride de chinensis. Or ces trois sureaux ont des rhizomes.
C'est le deuxième sureau déraciné avec les racines coupées de cette façon et le premier c'était son père. La bestiole qui fait ça creuse à partir de la profondeur et rien n'est apparent en surface. Est-ce le hasard ou bien une attirance pour ce sureau précisément ?
J'ai mis ses racines à tremper dans une cuvette puis je l'ai replanté dans du bon terreau à l'Or Brun. Ses feuilles pendent mais ne sont pas encore desséchées. J'espère qu'il reprendra. Maintenant ses racines sont entourées de bouts de plastique, métal, et cernées de piquets à titre de protection.
Cela me fait penser à ma première plantation d'actinidias. A l'époque j'ignorais totalement l'attraction de cette plante sur les chats et elle était peu connue, je n'avais trouvé que de très jeunes pieds aux racines très tendres. Le lendemain il ne restait de mes trois plantes que des petits bouts de racines dispersés. Par la suite j'ai protégé les racines et j'ai compris qui était le prédateur le jour où j'ai taillé pour la première fois des actinidias : mes deux chats, Bulle et son fils, se sont roulés frénétiquement dans les branches tombées à terre, ils étaient comme fous.
22:44 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, animaux, nature
Sambucus hookeri, la floraison
Toutes les photos sont du 26 août.
Ce jour-là il est sans doute au maximum de sa floraison. Cette floraison est remontante et on voit déjà des corymbes à différents stades.
Il est reparti depuis mai sur trois troncs.
Sur le tronc le plus avancé, il y a déjà 5 corymbes. De part et d'autre du premier corymbe, deux autres corymbes sont partis du pied du pédoncule du premier, comme chez Sambucus chinensis. C'est la seule ressemblance car, même si on voit parfois des rayures longitudinales mais moins marquées que sur chinensis, les corymbes ne portent aucun nectaire parmi les fleurs et ils ont un aspect totalement différent. Un corymbe de hookeri ressemble à ceux de nigra et canadensis, moins plat que celui de nigra, moins bombé que celui de canadensis. Partis de plus bas, encore deux corymbes sont apparus. Celui que vous voyez à droite est encore en boutons.
Un cadrage plus large montre le corymbe du deuxième tronc, situé un peu plus haut, il a pris tout son temps pour grandir.
Ce deuxième tronc ne porte pour l'instant qu'un seul corymbe encore en boutons.
Enfin le troisième tronc qui semble être un drageon a peu grandi et ne portera sans doute pas de corymbe cette année.
09:36 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
30/08/2009
Sambucus chinensis
Sambucus chinensis a une floraison remontante, comme canadensis et hookeri. Le 9 août il était au maximum de sa floraison à Romilly.
Les fleurs de ces premiers corymbes sont maintenant fanées mais de nouveaux corymbes sont en développement.
Je vous ai déjà montré que ce sureau de Romilly a, non seulement comme celui de Veneux (le pied-mère) des nectaires dispersés parmi les fleurs, mais aussi des nectaires au pied du pédoncule. Et maintenant il en a un peu partout :
Le sureau de Veneux, toujours en avance de floraison, montre des nouveaux corymbes déjà en fleurs de part et d'autre du premier corymbe :
Au-dessus de lui, il y a des nèfles. En recadrant dessus :
20:13 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
28/08/2009
Sambucus hookeri, les tiges
Avant de décrire les tiges de Sambucus hookeri, rappelons les caractéristiques des tiges des sureaux. Les tiges naissent vertes et
chez les sureaux ligneux elles se couvrent rapidement de lenticelles (zones d'échanges respiratoires nécessaires lorsque les parois se durcissent) alors qu'elles sont encore vertes. Le vert de ces tiges encore vertes est uniforme. Il y a parfois un aspect cannelé mais ce sont des variations de relief, pas de couleur. Ici, sur Sambucus nigra, les lenticelles existent jusqu'à proximité du bourgeon terminal :
chez les sureaux herbacés, il n'y a jamais de lenticelles. Les tiges sont toujours vertes, même les plus anciennes et sont parcourues de stries longitudinales, alternance de vert clair et de vert foncé. C'est net chez Sambucus ebulus :
aussi chez Sambucus adnata,
bien qu'un peu masqué par les poils.
Et c'est très marqué chez Sambucus chinensis, et jusqu'au sol :
Chez Sambucus hookeri, les très jeunes tiges présentent ces rayures vert sombre et vert clair des sureaux herbacés
mais se couvrent aussi rapidement de lenticelles, d'abord sous l'aspect de taches blanches allongées :
puis les lenticelles sont typiques :
La lignification se fait lentement. Les zones brunes sont encore très localisées près du pied le 13 juillet :
Elles sont plus avancées le 26 août
mais elles s'étendent lentement par taches confluentes :
00:20 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
27/08/2009
Sambucus hookeri
En attendant de continuer l'étude détaillée de Sambucus hookeri, voici où il en est le 26 août.
Trois mois et demi après l'anéantissement total de ses parties aériennes, il est splendide, bien plus fleuri que l'année précédente. Le pied le plus avancé, au premier plan sur la photo, est en train de développer un nouveau corymbe sur sa droite.
08:15 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
25/08/2009
Anemone hupehensis
L'anémone du Japon, voilà une belle plante pour égayer les sous-bois pas trop sombres. Elle fleurit longtemps puisque j'ai pu la photographier en juillet à Sens :
en août à Marnay :
et l'an dernier le 25 septembre à Marnay :
19:07 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, fleurs
Sambucus hookeri, croissance
L'accident de début mai 2009 va permettre de voir un aspect particulier de sa croissance. Il avait été presque totalement déraciné par un animal et est sans doute resté ainsi plusieurs jours puisqu'il a alors perdu toute sa végétation aérienne. Lorsque je l'ai trouvé ainsi le 8 mai et que j'ai enterré ses racines, il avait déjà repoussé :
Vous remarquerez que la plus belle pousse se trouve à distance de l'ancien tronc, sans doute sur un rhizome qui est resté sous terre. Elle continuera à se développer mais ce n'est pas elle qui grandira le plus vite. Il préfère se développer à partir du collet.
A partir de là, ce qui va être étonnant, c'est sa vitesse de développement, digne d'un sureau herbacé. En effet, deux mois plus tard, début juillet, apparaîtra le premier corymbe. La floraison n'aura qu'un mois de retard sur la date habituelle. Pour un sureau ligneux, il faut le faire !
Le 22 mai :
Le 19 juin :
Le 13 juillet (devant Hydrangea 'Annabelle') :
Il commence à se lignifier (les deux tiges totalement lignifiées sont celles de l'an dernier qui sont mortes) :
Ce même 13 juillet, le premier corymbe apparaît. Il y en aura deux alors qu'il n'y en avait qu'un seul l'an dernier.
12:22 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
24/08/2009
Sambucus hookeri, suite
Où classer Sambucus hookeri dans le genre Sambucus ? Indiscutablement dans la deuxième section, la Section Eusambucus, celle de Sambucus nigra, les sureaux ligneux avec moelle blanche, inflorescences en corymbes et fruits noirs.
Nous allons voir qu'il a des aspects qui rappellent Sambucus nigra, Sambucus canadensis, mais aussi, et c'est plus étonnant, les sureaux herbacés et Sambucus chinensis. Ce mélange en fait un sureau que je reconnais entre tous à n'importe quelle période de l'année, ce qui n'est pas évident pour les autres sureaux.
La base : le tronc et les racines. Voici une photo prise lors de son déplacement de Trifouilly à Romilly le 17 février 2008 :
On voit que le tronc et les premières branches sont bien lignifiés. Au dessous du collet il y a des racines mais aussi des rhizomes :
En recadrant on voit bien le départ d'une tige sur le rhizome :
Cette faculté de drageonner, il ne l'a plus montrée pendant l'année qui a suivi. Elle va se révéler de nouveau lors d'une grande souffrance en mai 2009, lorsqu'il a été déraciné par un mammifère souterrain.
Les rhizomes n'ont rien d'étonnant chez un sureau ligneux, il ressemble en cela à Sambucus canadensis.
19:40 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Sambucus hookeri
Je n'ai trouvé aucune description de Sambucus hookeri, et ce n'est pas faute d'avoir fouillé, partout. Pourtant ce sureau est très différent des autres. Je me suis demandé s'il était proche voire identique à Sambucus javanica. Mais pour celui-là, si les renseignements ne sont pas complètement nuls, ils sont très flous. Il semble cependant différent, folioles pas aussi étroites, non bipennées, corymbe plus bombé un peu comme celui de canadensis. Quant aux fruits de javanica ils sont décrits tantôt comme rouges, tantôt comme noirs, allez donc savoir !
Je vous ai déjà décrit mon Sambucus hookeri. Mais cette année il a montré de nouveaux aspects. Je vais essayer de faire la synthèse. Evidemment ce ne sont que mes observations et mes élucubrations, mais avec preuves photographiques.
D'abord, un mot sur sa rusticité. Ce dernier hiver, inhabituellement dur, l'a éprouvé. Il a la particularité d'avoir un feuillage persistant.
Photo du 5 décembre :
Ou plutôt, comme Sambucus palmensis, il perd son feuillage, plus ou moins tôt en hiver, quand le nouveau feuillage pousse. On ne le voit pas sans feuilles. Photo du 24 décembre :
Mais les forts gels de début janvier, - 11°C sur le terrain de Romilly, ont mis à mal ce jeune feuillage. Photo du 23 janvier :
Il a encore refait son feuillage ! Photo du 24 mars :
Je pense qu'il peut supporter jusqu'à - 8 à -10°C . Il peut vivre sans problème en zone 8. En cas de gelées un peu plus intenses lors d'un hiver exceptionnel, il survivra. Je ne le tenterais pas en zone 7 où de fortes gelées vont se produire tous les hivers et peut-être plusieurs fois dans l'hiver. Il ne pourra tout de même pas refaire son feuillage 3 ou 4 fois dans l'hiver.
11:56 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Le sureau blanc
C'est maintenant l'époque de la cueillette des fruits du sureau noir et de ceux du sureau blanc. Sureau blanc, c'est ainsi qu'au Québec on nomme Sambucus canadensis. Les recettes pour les uns valent pour les autres.
Christian, mon ami du Québec m'a donné ce lien pour le site de Télé Québec où il est question de sureau, avec de bonnes recettes. Allez y voir.
00:28 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : jardin
22/08/2009
Sambucus chinensis
Le sureau chinois de Romilly est maintenant en pleine floraison. Il forme un beau massif dans son écrin d'eupatoires.
Les fleurs des corymbes s'ouvrent progressivement, du centre vers les bords du corymbe. Elles sont mêlées à de nombreux nectaires jaune vif :
Les nectaires ont pour particularité à Romilly d'apparaître à la base du pédoncule :
De nouveaux corymbes apparaissent partant du pied du pédoncule :
Les tiges ont leur striation longitudinale caractéristique, beaucoup plus marquée que sur les autres sureaux herbacés :
Ses habitants presque permanents sont les syrphes,
les araignées,
et les fourmis qui n'y élèvent pas de pucerons. Elles recherchent la sécrétion des nectaires, bien meilleure que celle des pucerons.
12:58 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jardin, fleurs
21/08/2009
Le cardon
Une plante que j'ai aussi beaucoup appréciée à Marnay sur Seine, c'est le cardon, Cynara cardunculus. Je n'aurais pas envie de le cultiver comme légume, il faut le blanchir dans des sacs peu esthétiques. Mais cela peut être une belle plante en fond de massif avec son feuillage découpé et argenté et ses belles fleurs. Ces fleurs ressemblent aux fleurs d'artichaut mais on n'ose se priver des artichauts pour voir leurs fleurs. Là, ce sont les tiges qui sont utilisées, on peut le laisser fleurir pour des bouquets originaux.
22:34 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Grand Alexandre
Je n'ai pas de pommier, la situation est intolérable. Les pommes, c'est bon, mais en plus elles sont indispensables pour les confitures pomme-sureau, pour moi les meilleures.
Je vais certainement planter un pommier sauvage. Et je suis tombée en admiration dans le Jardin Botanique de Marnay sur Seine devant 'Grand Alexandre'. La taille de ses fruits est impressionnante, leur couleur remarquable, ils assurent le décor. Et ils sont bons avec une chair juteuse, acidulée, très sucrée.
Ce beau pommier, venu de Russie à la fin du XVIIIe siècle, présente d'autres avantages : il est à maturité en même temps que les sureaux et il est de petite taille. Acheté en gobelet et laissé libre, il ne dépassera pas 4m. Pas besoin de la grande échelle des pompiers pour cueillir ses fruits. Je le commande tout de suite.
14:01 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
20/08/2009
Pulverulenta à Marnay sur Seine
Sambucus nigra 'Pulverulenta' est l'un des plus beaux sureaux noirs. Son feuillage où prédomine le blanc est exceptionnel. Certaines feuilles sont totalement blanches.
J'en surveille particulièrement 3 exemplaires.
Il y a d'abord le mien. C'est le plus jeune mais il est plein de promesses :
Celui du Clos du Coudray est le plus grand :
Celui du Jardin Botanique de Marnay sur Seine est lui aussi très grand. Il a moins d'espace qu'au Clos du Coudray mais il se débrouille très bien pour occuper tout l'espace disponible, se faufilant entre les troncs, débordant de partout, s'élevant un peu plus haut chaque année.
Le feuillage au premier plan à gauche est celui de Asimina triloba :
Le feuillage à droite est celui de Hydrangea aspera ssp sargentiana :
Détail du feuillage :
Les fruits ne sont pas mûrs, ils sont en retard sur le sureau sauvage :
Là, il y a deux fruits mûrs :
13:44 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
18/08/2009
Sambucus tigranii
Tous mes sureaux d'Arménie ont perdu leurs fruits depuis longtemps, sauf celui de Veneux qui a trouvé une parade au pillage de ses fruits par les oiseaux. En prenant appui sur une arcade métallique il se comporte comme un rosier grimpant et a caché ses fruits sous son feuillage. Ainsi ils ne sont pas visibles du ciel et de plus ils sont difficilement accessibles.
Cela me fait penser à ce sureau du Kamtchatka à l'Arboretum d'Harcourt qui avait encore une superbe grappe de fruits un 3 novembre, sans doute parce qu'elle était placée à l'extrémité d'une longue tige trop frêle pour supporter le poids d'un oiseau :
10:08 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
17/08/2009
Sambucus callicarpa
Les sureaux de la troisième section, la section Botryosambucus à fruits rouges en grappes, présentent dès la fin de l'été des gros bourgeons ronds, du type bourgeons à fleurs, alors que les sureaux de type sureau noir n'auront que de petits bourgeons pointus jusqu'au printemps. Ce n'est pas étonnant puisque les sureaux rouges auront des fleurs dès mars ou avril, avant ou en même temps que le feuillage.
Sambucus callicarpa est celui qui semble le plus souffrir de la chaleur.
Cela ne se voit pas sur la photo mais le feuillage de mes deux exemplaires n'est plus aussi vert et beaucoup de feuilles sont comme grillées sur les bords. Je les arrose pourtant, ce qui n'est pas souvent le cas des autres. Je craignais plus de difficultés avec Sambucus racemosa mais il est toujours bien vert et frais.
Mais Sambucus callicarpa est le premier sureau de sa section à présenter ces gros bourgeons dodus.
21:45 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
16/08/2009
Lonicera involucrata
Je vous l'avais présenté le 5 août comme une plante inconnue de moi. C'est pourtant moi qui l'ai plantée. Je ne l'ai pas reconnue parce qu'elle ne correspond pas du tout à ce que j'avais imaginé. Je l'avais choisie parce que le catalogue la présentait comme un arbuste à floraison hivernale. En plein mois d'août, la floraison hivernale est réussie ! Je suis retournée sur le site de mon fournisseur, il parle bien de floraison en hiver. Il ne faut jamais faire confiance.
C'est donc un chèvrefeuille arbustif nord-américain à floraison estivale. L'arbuste est beau. Le mien ne mesure encore qu'un mètre mais il va grandir. Ses fleurs sont jolies et curieuses vues de près mais l'ensemble de l'arbuste n'étonne pas par sa floraison, ce sera peut-être mieux l'an prochain.
Ces fleurs tubulaires, jaunes devenant orangées, sont groupées par deux dans des bractées rouges, encore plus rouges quand les corolles sont tombées. Les fleurs seront suivies de fruits noirs.
Le 4 août :
le 12 août :
12:07 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, fleurs
15/08/2009
Black Lace, les fruits
Imaginez ma colère lorsque j'ai trouvé à Romilly une énorme limace orange à côté d'un aussi énorme trou dans ma plus belle tomate. C'est étonnant que les limaces soient aussi actives alors qu'il fait très chaud et sec. Mais justement elles sont là où j'arrose ! Je suis donc allée chez Jardiland pour m'approvisionner en Ferramol. Je n'ai pas acheté que ça, je résiste mal aux tentations.
J'en ai profité pour photographier un des sureaux noirs 'Black Lace' que je vous avais montré en mai. Je voulais surtout vous montrer ses fruits. Certains pourraient penser que c'est un sureau purement décoratif au détriment de la production. Rien à craindre, il fait bien son travail de sureau et c'est bon pour les confitures.
Le voici en mai :
et maintenant, le 14 août :
Les fruits ne se voient pas beaucoup car ils ont la couleur du feuillage. Mais ce sureau est toujours aussi décoratif, son feuillage est toujours aussi sombre. En lui associant un sureau du Canada (ou plutôt deux pour une bonne fructification), on obtient des fleurs jusqu'en septembre et une bonne récolte. Ils ont justement à peu près la même taille, les sureaux noirs décoratifs ne deviennent pas des arbres comme le sureau sauvage.
09:50 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
13/08/2009
Promesses de récoltes
C'est la première saison de mon nashi et il mesure à peine 1m20. Il me donne cependant 6 beaux fruits, c'est un bon début. Il est dit peu autofertile et j'avais prévu de lui offrir un poirier Williams mais pour l'instant il est tout seul.
J'ai mangé une de ses poires, elle était très bonne, bien sucrée, à la fois très ferme et rafraichissante. J'ai donné les 5 autres à mes petits visiteurs habituels.
Le pêcher 'Lacrima' est superbe. Il a eu la cloque mais je me suis contentée d'enlever les feuilles les plus atteintes et tout est rentré dans l'ordre. Son feuillage est sain, magnifique, et pour sa première saison il n'est pas avare de fruits.
L'autre pêcher, celui qui était noyé dans les frênes et les orties, a toujours ses deux pêches et j'espère y goûter pour voir si je tente de le sauver, voire de le greffer pour conserver cette variété résistante à la cloque.
Le noyer est très grand, aussi grand que les arbres qui l'entourent mais il est encore très jeune. L'an dernier je n'ai pas vu de noix, cette année j'en ai vu deux. J'aurai sans doute une première petite récolte l'an prochain.
La vigne a apprécié d'être dégagée des broussailles, elle va me donner une vraie récolte :
A Veneux, si la cueillette des prunes myrobolans est facile, celle des kiwis sera plus problématique. N'ayant pas le temps de m'en occuper, j'ai laissé les actinidias vivre leur vie de lianes sauvages et ils ont envahi les arbres. Je crois qu'en coupant quelques branches d'arbres je vais récupérer une bonne partie des fruits.
13:10 Publié dans fruitiers, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
11/08/2009
La culture des tomates
à ma façon.
Je ne fais pas de potager, je n'en ai pas le temps cette année. Je me suis juste fait plaisir en plantant quelques aromatiques et des tomates. J'ai ajouté partout, à titre de protection contre maladies et parasites, des tagètes et du basilic.
La ciboulette, le persil, les tagètes, les oignons rocambole, les poireaux perpétuels, le basilic, tout a été immédiatement mangé, sans doute par les lapins. La ciboulette ressemblait à de la moquette, elle seule a survécu et bien repoussé.
Pour les tomates, des tomates-cerises surtout et un pied de grosses tomates dont j'ai oublié le nom, j'avais choisi un coin où pousse en abondance une menthe sauvage. J'ai mis des feuilles d'orties au fond des trous, des feuilles d'orties dessus en guise de mulch, du basilic et des tagètes autour. Et je ne me suis plus occupée de rien. Aucun soin aux tomates.
Il ne reste que la menthe qui forme maintenant un tapis haut et dense d'où émergent les pieds de tomates. Ces pieds de tomates sont parfaitement sains.
12:43 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
08/08/2009
Nympheaceae
Nelumbo nucifera, le beau lotus, élève fièrement ses fleurs au fur et à mesure de leur épanouissement très au dessus de l'eau :
Vous pouvez le cultiver dans votre mare si elle est suffisamment ensoleillée. Il faut seulement éviter le gel du rhizome et pour cela une profondeur de 1 m est conseillée, mais sans doute pour les régions les plus froides, je n'ai jamais vu 1 m de gel sur mes mares.
Euryale ferox mérite bien son nom, il a des épines dessus, dessous, partout :
Il ne peut survivre à notre hiver, ni même en dessous de 18°. Mais il est souvent cultivé en annuelle, en faisant germer ses graines au printemps dans un aquarium chauffé, voir les explications ici.
15:06 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, fleurs
06/08/2009
Sambucus canadensis
Les sureaux canadiens sont réputés peu ou pas autofertiles. Il faut donc en planter au moins deux pour avoir des fruits. Une exception, peut-être : 'Nova'. D'ailleurs mon premier sureau canadien, le superbe 'Adams' à Trifouilly, dont je vous ai beaucoup parlé les années précédentes, a beaucoup fleuri mais pas fructifié avant la première floraison de 'York'.
Certains jardiniers qui cultivent ce sureau pour sa belle floraison très prolongée et parfumée vont même jusqu'à couper les corymbes dès qu'ils sont fanés pour prolonger la floraison.
Cela ne correspond pas à mes constatations. Voyez cette photo de 'Adams' au début août, un corymbe de fleurs au milieu de corymbes de fruits :
ou celle-ci du 30 août l'an dernier : des fleurs à côté de fruits proches de la maturité :
De plus les fruits à maturité sont très visibles et décoratifs :
Alors, n'est-il pas dommage de se priver de ces fruits abondants et souvent plus doux que ceux du sureau noir ?
C'est ma première floraison de Sambucus canadensis à Romilly mais ils sont trois jeunes sureaux fleuris en même temps donc il y a des fruits :
21:07 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jardin
04/08/2009
Canicule
Les rosiers remontants font souvent une pause au milieu de l'été, sans doute accablés par la chaleur.
Au cours de mes promenades, dans un jardin où il y avait beaucoup de rosiers, j'ai été séduite par ce rosier absolument pas gêné par les 30° de cette fin de juillet. Pétillant de fraicheur, c'était le plus fleuri, ses branches gracieusement arquées semblant ployer sous l'avalanche de petites roses. Il mérite bien son nom, c'est Rosa 'Canicule'.
05:56 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, fleurs
03/08/2009
Il faisait trop chaud
pour les petits poissons. Cela se passait dans la serre tropicale à Sens.
Dehors je crois qu'il faisait plus que les 30° annoncés. Le soleil tapait fort sur le toit entièrement vitré. A l'intérieur de la serre la chaleur était insupportable. Le bassin n'est pas très grand, l'eau est immobile. Plus l'eau est chaude, moins il y a d'oxygène dissout dedans.
Pauvres petits poissons rouges. Sans cesse ils allaient s'abriter du soleil sous les grandes feuilles du victoria et en ressortaient pour venir à la surface de l'eau tenter de gober un peu de l'oxygène extérieur. Ils m'ont vraiment fait de la peine.
Si vous avez dans votre jardin un bassin avec des poissons, pensez en été à leur donner de l'ombre, à rafraichir l'eau et à l'oxygéner par un mouvement quelconque. S'il n'y a aucune installation pour cela, un peu d'eau fraiche ajoutée au tuyau peut les aider.
03:09 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, animaux
01/08/2009
Myrobolan
J'ai perdu au fil des ans 4 pruniers dont un 'Golden Japan'. Je ne sais pas pourquoi, sans doute de soif bien que je les arrosais l'été. Tous avaient fait de beaux fruits la première année et les années suivantes ils avaient toutes les maladies imaginables (sauf le 'Golden Japan' mais il fallait cueillir ses fruits avant maturité, avant qu'ils ne soient dévorés par les guêpes). Je n'ai pas le temps, et surtout pas envie de traiter, je veux des fruits purs et sains. J'avais donc renoncé aux pruniers.
Il y a plus de 15 ans, j'avais planté un prunier myrobolan, Prunus cerasifera. Selon Wikipédia le terme correct est myrobalan, et c'est justifié par l'étymologie. Mais tout le monde dit myrobolan. J'ai donc vérifié dans le Larousse de la Langue Française, les deux termes sont acceptés.
La première année j'ai mangé des fruits délicieux. Mais ensuite il est devenu tellement grand que ses fruits étaient hors de portée et je ne pensais plus à lui. Cet hiver j'ai vu qu'il dépassait largement chez le voisin. Trop grand pour en profiter et gênant, j'ai décidé de l'étêter sévèrement.
Voici le résultat de cette action brutale. Trois branchettes sous la coupe ont beaucoup grossi, se sont divisées et maintenant j'ai 5 branches qui pendent à portée de la main, l'une d'elle jusqu'au sol au travers d'un rhododendron. La branche où tous les fruits sont encore jaunes est très à l'ombre.
Il n'a jamais été arrosé, il n'a jamais été traité. Regardez comme ses fruits sont sains :
Je vais avoir des kilos de fruits parfaits, tous à portée de la main. Des belles prunes bien sucrées.
Il accepte tous les terrains, même secs, pauvres, ou trop humides. Il se multiplie facilement par semis, toujours identique à lui-même. On ne l'utilise plus que comme porte-greffe, moi je vais l'utiliser pour lui-même. Je vais semer quelques noyaux pour Romilly où il sera régulièrement taillé pour qu'il garde des dimensions satisfaisantes.
Je planterai aussi cet automne un 'Golden Japan', le seul qui a produit plusieurs années sans maladie. A Romilly il n'aura pas soif.
17:21 Publié dans Prunus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Lythrum salicaria
Je vous ai déjà présenté ma salicaire sauvage. C'est une jolie plante qui assure bien le décor dans le jardin. Elle mesure plus d'un mètre de haut.
J'ai trouvé en jardinerie une variété horticole beaucoup plus petite et trapue. Elle occupe un autre niveau en formant des taches colorées bien denses. Les deux plantes ont bien les mêmes fleurs.
Il parait qu'elle est aussi envahissante que sa grande sœur mais pour l'instant je n'ai pas à me plaindre de celle-ci et j'adore les belles envahisseuses. Il suffit d'arracher les excédents, les mal placées et la décoration est gratuite. Bien entendu il faut aimer les jardins en mouvement à la façon de Gilles Clément. Elle n'est pas pour les jardiniers psychorigides.
nota : dans le même genre d'idées, je vois que certains producteurs vantent les fraises sans stolons, je n'en achèterai jamais. Pourquoi avoir peu quand on peut avoir beaucoup ? Pour faire "propre" je suppose.
12:46 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, fleurs
31/07/2009
Anémone d'été
Elles sont appelées habituellement anémones d'automne. Ce sont les anémones du Japon et leurs hybrides, de jolies plantes de sous-bois. Mais peut-on encore les appeler anémones d'automne quand elles fleurissent dès juillet ? Et vont-elles continuer à fleurir jusqu'en automne ?
Ce n'est tout de même pas l'hiver difficile que nous avons eu ou le mois de juillet inhabituellement pluvieux qui les ont réveillées aussi tôt ? Il faut dire que cela se passe dans les bois du Moulin à Tan.
L'an dernier je les avais photographiées le 25 septembre dans le jardin botanique de Marnay sur Seine :
Il y en aura bientôt dans la partie boisée de mon terrain de Romilly, elles ont le bon goût d'accepter le calcaire.
12:09 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, fleurs