25/06/2013
Pholcus, une mère attentionnée
Pas gênée du tout, une araignée descend entre l'ordinateur et moi. A ses longues pattes, on devine Pholcus phalangioides.
Elle a une drôle de tête, voyons de plus près :
Elle tient un paquet d’œufs entre ses chélicères. Cette brave mère les a agglomérés avec un peu de soie et va les porter ainsi pendant près d'un mois, un long temps pendant lequel elle ne se nourrit pas et son abdomen devient très mince. Elle aidera ses jeunes à sortir et les surveillera encore un peu. Ensuite seulement elle pourra capturer des araignées ou des insectes parfois plus gros qu'elle et reprendre un peu de ventre.
J'en avais photographié une autre en août l'an dernier :
La "grossesse" en était à un stade plus avancé et on pouvait deviner des formes dans les œufs :
Voici l'abdomen plus arrondi quand elle n'est pas à jeun :
09:45 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0)
24/06/2013
Alangium platanifolium
C'est un charmant petit arbre très touffu. Celui de Marnay sur Seine planté en 1998 mesure un peu plus de 3m. Pourquoi platanifolium ? Ses feuilles ne risquent pas d'être confondues avec celles d'un platane pas plus que celles de ses variétés trouvées sur divers sites.
Il fait partie de la même famille que les cornouillers mais là encore les fleurs n'y feraient pas penser. Pour voir ces fleurs, j'ai dû y retourner 3 fois. Le 1 juin :
Le 16 juin :
Le 23 juin, elles s'ouvrent enfin :
Je pense que celui-ci est la variété trilobum :
http://www.asianflora.com/Cornaceae/Alangium-platanifoliu...
http://asianflora.over-blog.com/article-500-plantes-de-no...
13:57 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
23/06/2013
Fleur de kaki
Les fleurs de Diospyros kaki petites et peu colorées sont discrètes. Il faut les chercher pour les voir. Mais elles sont gracieuses avec calice et corolle froufroutants et elles sont promesse de délices.
Mon jeune kaki 'Fuyu' est beau, très sain, mais il ne fleurira pas encore cette année. J'ai un autre kaki non astringent, un italien. Il a été planté cet hiver et a débourré avec retard mais il est beau aussi.
Faute de fleurs chez moi, je vous offre les fleurs du grand kaki de Marnay sur Seine :
Dimanche dernier 16 juin les fleurs étaient encore en boutons :
Aujourd'hui les fleurs sont ouvertes et à différents stades :
Certaines ont même déjà perdu leur corolle :
21:01 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)
Rosiers
Maintenant tous les rosiers sont en fleurs à Romilly. Voici les deux plus beaux.
Sophia Renaissance malgré sa grande taille se fait un peu envahir par un Sambucus coreana exubérant que j'avais pourtant élagué à l'automne.
Albert Poyet :
A mon retour pour rentrer chez moi à Veneux je dois passer sous cette magnifique arche fleurie par Rosa mulliganii :
02:18 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0)
22/06/2013
Du sexe des moustiques
C'est très important le sexe des moustiques. Je n'y connais pas grand chose en moustiques, je sais surtout qu'ils me gâchent la vie et le plaisir d'être à Romilly. Ils m'empêchent de réparer les dégâts de l'inondation. Ils m'empêchent de respirer le parfum des fleurs, de poursuivre les papillons et d'admirer les libellules.
Pourtant ils ne sont pas tous méchants. Les gentils mâles ne sucent que le nectar des fleurs. Ce sont les salopes de femelles qui me piquent. Je sais maintenant les distinguer. Ce sont les femelles qui me harcèlent et pourtant, aujourd'hui, j'ai pu photographier un mâle.
Une vilaine femelle a des antennes fines :
Un gentil mâle a des antennes plumeuses :
Malheureusement sur le terrain cela ne me sert à rien. Il est impossible de voir ces antennes sur de si petites bestioles quand elles vous tournent autour et il y a tellement de femelles sur moi que les distinguer ne résoudrait rien.
Il y a 4 ou 5 jours, le site vigilance-moustique avait mis l'Aube en alerte rouge, le seul département dans ce cas. Maintenant il est en vigilance orange. Aujourd'hui la vie était plus facile à Romilly. Les températures ont baissé et les vêtements imperméables étaient plus supportables. Surtout il y avait moins de moustiques. J'en ai trouvé la raison. C'est une question de température aussi. Mais c'est la température la plus basse, la nuit et le matin, qui compte. En dessous de 15° les larves stoppent leur développement et donc le nombre de moustiques adultes baisse progressivement. Je vais aller tous les jours à Romilly tant que les températures matinales sont basses. Vive l'été pourri, je vais pouvoir remettre le terrain en état.
23:59 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0)
21/06/2013
Acer buergerianum
On l'appelle érable trident à cause de la forme de ses feuilles. Nous l'avions vu en septembre avec ses feuilles matures et en novembre avec ses feuilles rougissantes.
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/09/25/acer-bue...
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/11/26/acer-bue...
Cette fois nous sommes en juin, ce qui probablement correspond à mai lors d'une année normale avec un printemps. La jeunesse de son feuillage est sans doute la raison de ce qui m'a surprise : certaines branches ont les feuilles typiques trilobées alors que d'autres branches ont des feuilles plus simples ou des feuilles avec une ébauche de lobes latéraux.
Feuilles à 3 lobes :
Feuilles encore petites et simples :
Fruits :
Ces variations de la forme des feuilles sont ici l'évolution des jeunes feuilles sur le même arbre. Mais il existe des sous-espèces de cet érable qui n'ont pas toutes exactement la même forme des feuilles :
http://www.henriettesherbal.com/pictures/botany/acer/jdl-...
Il y a même la forme ningpoense dont les feuilles ne sont pas ou presque pas lobées :
http://jeanlouis.helardot.free.fr/page_erables/acer_buerg...
19:53 Publié dans acer | Lien permanent | Commentaires (0)
20/06/2013
La lysimaque se rebiffe
Lysimachia punctata 'Alexander' ne pouvait se plaindre des inondations, elle aime l'eau. Elle a un retard de floraison mais pas plus que les autres plantes.
Je l'avais plantée à Romilly en 2010.
Le 5 juin 2011 elle commençait à fleurir,
ce qui n'est pas encore le cas le 17 juin cette année :
'Alexander' est une forme panachée de la lysimaque ponctuée. Moins haute, elle se tient bien droite et est moins envahissante. Mais regardez bien la photo : à côté de la touffe panachée, il y en a une autre à feuillage vert. C'est bien la même plante :
Que s'est-il passé ? Est-ce un semis ? Peu probable. Le semis n'est certes pas fidèle, mais il est très rare.
J'ai fini par trouver la vérité sur un seul site :
http://www.pepiniere-fleurs-terre.com/catalogue/vivaces/l...
Alexander peut donc donner occasionnellement des tiges vertes qu'il faut supprimer pour qu'elles ne prennent pas le dessus. Je ne vais pas les supprimer, la lysimaque ponctuée, même verte est une trop belle plante. Je vais diviser la touffe et planter la partie verte ailleurs.
J'ai retrouvé une photo de 2007 à Trifouilly au bord de la Seine. C'est là que j'avais récupéré une partie de la touffe pour la transplanter à Romilly. Je n'y avais pas prêté attention mais il y avait déjà une tige verte :
21:50 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
19/06/2013
Viburnum lantana, la suite
Ceux qui suivent régulièrement ce blog se souviennent sans doute de cet arbuste qui s'était installé à Romilly. Nous en avions discuté pour conclure que c'était probablement Viburnum lantana. Il ne restait plus qu'à attendre la floraison pour le vérifier.
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2013/02/26/qui-suis...
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2013/03/03/les-poil...
Mais il y a eu les inondations et il en a souffert comme bien d'autres. L'arbuste est aujourd'hui en bonne santé mais je ne peux vous montrer que le début de la floraison et ce qu'il reste des fruits qui ont réussi à se former. Je crois que cela suffit à confirmer qu'il s'agit de Viburnum latana.
Le 20 avril :
Le 29 avril :
Le 5 juin :
Le 17 juin, après 1 mois d'inondations, il reste peu de fruits :
En voici un autre, pas inondé, le l6 avril 2007 à Trifouilly :
20:59 Publié dans flore locale, viburnum | Lien permanent | Commentaires (0)
Stachys sylvatica, une petite nouvelle
Depuis deux mois je suis souvent absente et je n'entretiens pas le terrain de Romilly à cause de l'inondation et maintenant des moustiques. Des zones à peu près nettoyées sont redevenues très sauvages. Quand il y a trop d'ombre pour les orties, c'est la ronce bleue qui prolifère comme dans cette zone :
Au milieu de ces ronces trône un joli épi rose, une plante que je ne connaissais pas. Gênée par les ronces, fatiguée par la chaleur sous mes vêtements imperméables et harcelée malgré ces vêtements difficilement supportables par les moustiques, je me suis contentée de la photographier de loin dans le but de lui donner un nom.
Pour reconnaître une plante sauvage, il y a un site très pratique :
http://plantes.sauvages.free.fr/user/tx_especes/index_mot...
Je l'ai trouvée tout de suite. C'est Stachys sylvatica, l'épiaire des bois. On l'appelle aussi ortie puante parce qu'il parait qu'elle pue. Mais pour l'odeur j'ai trouvé des contradictions. Elle aurait une odeur de cèpe et est utilisée pour cela en cuisine par les amateurs de plantes sauvages comestibles.
Elle aime les bois frais, les lieux ombragés, la proximité de l'eau, en terrain riche et basique. Il y a tout ce qui lui plaît à Romilly.
Elle fait partie de la famille des Lamiacées et sa fleur est typique. Ses feuilles opposées sont en forme de cœur. Elle est bien poilue. J'aurai l'occasion de faire de meilleures photos, d'autant plus qu'il y aura bientôt de plus beaux épis car la coquine a une souche rampante et va vite s'étaler.
19:20 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (2)
18/06/2013
Dysdera
Ma connaissance des araignées progresse.. Ou plutôt ces gentilles bestioles s'imposent à moi et elles sont vraiment très variées.
Celle-ci ne pouvait passer inaperçue. Elle est grande, elle est rouge, du moins le céphalothorax, elle a des chélicères qui ne donnent pas envie d'y mettre le doigt, la moitié de la longueur du céphalothorax. C'est vraiment une rapide et elle ne m'a pas laissé le temps de faire davantage de photos.
C'est une Dysdera. Ne me demandez pas de préciser l'espèce, elles se ressemblent toutes et les distinguer relève du spécialiste.
Regardez la position des crochets au bout des chélicères, cela lui permet de bloquer un cloporte, sa nourriture préférée.
19:52 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0)
Rosa multiflora, adorable peste
Il parait qu'il a beaucoup plu en Île de France ce matin. Ici, rien. Pas d'eau, pas un poil de vent, que la chaleur. A Romilly, c'était pire, avec en plus les moustiques. Ces moustiques forment parfois comme des nuages. Hier à Marnay c'était pareil. Et j'avais oublié un gant, je n'en avais qu'un. Je ne pouvais mettre la main dans une poche, il fallait tenir l'appareil photo. Cela a été un enfer et la visite a été rapide.
J'ai cependant eu le plaisir de voir la floraison de Rosa multiflora :
L'an dernier je vous avais montré un rosier sauvage dans mon jardin de Romilly. Il s'était semé en sous-bois et ne voyait jamais le soleil. De ce fait il ne fleurissait pas et j'avais pensé que c'était un canina, c'était le plus probable. Je l'avais déplacé vers un endroit plus lumineux et l'année suivante il m'avait remerciée par une superbe floraison :
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/06/05/encore-u...
J'avais pensé que c'était un Rosa multiflora, il en avait toutes les caractéristiques mais je n'avais jamais vu de multiflora et il me restait un doute. Je n'ai plus de doute, c'est bien lui. Le voici aujourd'hui :
Le rosier de Marnay et le mien ont vraiment le même port : des branches chargées de fleurs qui se courbent vers le sol et des branches récentes verticales au milieu de l'ensemble et encore sans fleurs. Ils ont aussi les mêmes dimensions.
Rosa multiflora est un rosier de la section des Synstylae. La fleur des rosiers de cette section a une particularité qui n'existe pas dans les autres sections : les styles sont accolés et émergent au centre de la fleur sous forme d'une colonne qui peut même dépasser les étamines. Sur le rosier de Marnay :
Sur le rosier de Romilly :
Mon Rosa mulliganii à Veneux présente ce même aspect, il fait partie de la même section.
Une caractéristique propre à Rosa multiflora : lorsque la fleur fane, les étamines se rabattent sur le pistil. A Marnay :
A Romilly :
Le feuillage est aussi le même sur les deux rosiers. Les feuilles ont le plus souvent 7 folioles mais il y a aussi des feuilles à 9 folioles . A Marnay :
A Romilly :
Avez-vous remarqué l'anomalie des feuilles de Marnay ? Le limbe est décoloré et les nervures apparaissent d'un vert plus soutenu. Je pense qu'il s'agit d'une carence en fer. Ce rosier est là depuis 14 ans, dans un terrain calcaire. Je devrai faire attention à ses besoins en fer. Sur l'étiquette la date de plantation est en bas à gauche :
Comment ce rosier originaire d'Extrême Orient a-t-il pu se retrouver sur mon terrain ? Tout simplement parce qu'il a envahi les autres continents. Il est même considéré comme une peste aux USA et dans certains pays d'Europe. En France il a été trouvé dans plusieurs département et en particulier dans l'est. Comment est-ce possible ? Certainement pas à cause de sa plantation en temps que tel dans les jardins. On ne le trouve que depuis peu dans les catalogues, depuis qu'on s'intéresse de nouveau aux rosiers anciens et botaniques.
S'il s'est propagé partout, c'est certainement parce qu'il est utilisé depuis des dizaines d'années comme porte-greffe des rosiers. C'était même longtemps le porte-greffe exclusif. Il est intéressant pour les producteurs parce que le rosier greffé pousse vite et fleurit vite et on peut le vendre rapidement. Mais ce n'est pas une bonne affaire pour l'acheteur car le rosier ne survivra que dans un sol parfait et sa longévité est faible. Des producteurs sérieux proposent maintenant Rosa canina ou sa variété laxa comme porte-greffe.
Parmi tous ces rosiers, certains ont perdu le rosier greffé et c'est Rosa multiflora qui est reparti et s'est ensuite ressemé.
Nota : s'il se dissémine à partir de mon terrain, je n'en éprouverai aucune culpabilité. D'ailleurs, il n'est pas tombé du ciel, il existe certainement déjà quelque part à proximité.
02:27 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0)
17/06/2013
Pivoine sauvée des eaux
Les lilas, 3 espèces différentes, sont en piteux état. Je ne sais s'ils survivront. Microphylla a coulé le premier, les autres ont suivi.
Mais les pivoines ont bien nagé. Elles sont impeccables, comme s'il n'y avait jamais eu d'inondation. J'en ai deux. Elles sont très jeunes et n'avaient jamais fleuri. L'une d'elles m'a offert sa première fleur :
Je la photographie de plus loin pour vous montrer qu'elle était bien en zone inondée. D'ailleurs tout était inondé. L'arbuste mal en point c'est Sambucus racemosa 'Plumosa aurea'. Il survivra.
21:18 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
Syringa sweginzowii
Encore au jardin botanique de Marnay sur Seine un lilas totalement inédit pour moi et qu'on ne doit pas rencontrer souvent.
Il aime le calcaire, pH 7 à 8,5, ne supporte pas la sécheresse. Le feuillage n'a rien de particulier pour un lilas. Hauteur 3m. Parfum épicé.
Sichuan 2000-4000m dans fourrés, bois, berges et ravines.
03:03 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
16/06/2013
Orlaya grandiflora
C'est une carotte très améliorée sur le plan esthétique grâce à de grands pétales externes. Je l'avais photographiée à Marnay sur Seine le 4 juillet 2008 :
A cette époque elle commence à former ses fruits :
Elle est toujours là le 16 juin 2013 :
Orlaya est une annuelle ou bisannuelle, une jolie sauvageonne de nos régions qui aime l'argile et le calcaire. Mais par sa beauté elle mérite une place dans nos jardins. Il suffit de la semer une seule fois. Elle fait ses fruits et elle meure. Mais ces fruits gros et lourds tombent au pied de la plante-mère et l'année suivante il y a une nouvelle plante au même endroit. A Marnay elle a été semée en 2000, la date est en bas à gauche :
Un joli coléoptère se délecte du pollen et en est tout saupoudré. C'est Trichodes alvearius, le trichode des ruches :
Il est plus rare que son cousin Trichodes apiarius le clairon des abeilles :
Pour les distinguer : alvearius a une bande noire un peu en relief tout le long de la jonction des élytres et sa première bande noire transversale est en V. Il est très velu. L'extrémité de ses élytres est rouge alors qu'elle est noire chez apiarius.
Les deux espèces se voient à l'état adulte sur les fleurs d'ombellifères où elles se gavent de pollen. Mais les larves se développent dans les nids d'hyménoptères sauvages où elles se nourrissent des larves.
21:56 Publié dans Animaux, flore locale | Lien permanent | Commentaires (0)
15/06/2013
Corylus avellana 'Red Majestic'
Mes noisetiers ont bien supporté l'inondation, même le petit rouge car ce sont tous des Corylus avellana, le noisetier bien de chez nous. Le noisetier pourpre est bien un avellana alors qu'on propose le plus souvent Corylus maxima comme noisetier pourpre.
Mon petit Corylus avellana 'Purpurea' est magnifique depuis que je l'ai dégagé des abus de ses copains à feuillage vert beaucoup plus grands :
Son intérêt c'est sa petite taille, il ne sera jamais plus grand, pas plus de 3m, et ses noisettes seront toujours à ma portée. Il a fait un petit à environ 15m dont la croissance est très lente :
Aujourd'hui je suis allée chez Gamm Vert à la recherche d'une torche anti-moustiques. A part le bazooka, j'aurai tout essayé. Et je l'ai vu, adorable, tout rougissant et tout frisotté, et je n'ai pu résister :
19:17 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (6)
Un beau grisard
Lorsque j'ai acquis le terrain de Romilly, ce que j'ai vu en premier, c'est lui. Comment ne pas le voir, au bout de l'allée d'entrée, visible du chemin, l'arbre le plus puissant du terrain, au tronc bien plus large que les grands chênes, plus large que celui des chênes de Veneux. C'était d'autant plus remarquable qu'un autre arbre poussait à son pied, sans doute le plus vieux frêne du terrain, le plus envahissant qui sème ses petits partout. Ce frêne avait pris un port presque pleureur car il avait été gêné par ce gros arbre.
A noter : mon vieil ordinateur a planté. Je soupçonne Microsoft pour cette mauvaise action. Il était en Windows XP et depuis au moins 3 mois j'étais obligée de faire une restauration après chaque mise à jour imposée. J'ai perdu toutes les photos qui n'étaient pas sur le disque externe. C'est pourquoi certaines photos ne sont pas de bonne qualité, ce sont des récupérations sur le blog, donc très réduites.
C'était l'hiver, il n'y avait pas de feuilles. Je l'ai pris pour un bouleau à cause de l'écorce très blanche. Pourtant cette écorce très blanche n'occupait que la moitié supérieure de l'arbre. La partie inférieure était brune, crevassée vers le bas. J'ai attribué cela à la taille de l'arbre que je supposais d'un âge avancé car je n'avais jamais vu de bouleau avec un tronc aussi gros. Un vieux monsieur très bavard qui passait par là m'a dit que c'était un grisard. Il m'a même dit qu'il avait une bonne valeur commerciale et que j'avais de la chance de l'avoir. L'arbre n'avait toujours pas de feuilles, je n'ai pas attaché beaucoup d'importance à ce qu'il disait. Grisard ? Sans doute un nom local.
Ensuite, je l'admirais de loin mais je n'y prêtais pas suffisamment attention. Le travail sur ce terrain sauvage est épuisant et les feuilles de ce grand arbre sont très haut. J'aurais dû prêter attention à ses rejets. Cet hiver cependant je suis restée perplexe devant l'abondant tapis de feuilles. C'est alors que mon voisin m'a dit que c'est un grisard. Le deuxième à prononcer ce nom. J'ai demandé à Google de me parler de "grisard arbre".
Le peuplier grisard, Populus x canescens, est un hybride spontané rare du peuplier blanc, Populus alba, et du tremble, Populus tremula. Il est dioïque. La jeune écorce est blanche puis elle devient brune, puis elle se crevasse. Sur ces photos qui montrent l'écorce blanche, les branches brunes devant sont celles du frêne :
Le mien a une particularité : l'anastomose d'une branche sur une branche plus grosse. C'est peut-être parce que la branche a été gênée par le frêne et a frotté sur l'autre branche :
La base de son très large tronc, brune et crevassée :
Et voici son feuillage :
L'envers des feuilles est très blanc :
Je n'ai retrouvé sur le blog qu'une seule photo de chaton, tombé sur un jeune érable en pot. Je pense que c'est un mâle :
Il a certainement des racines très profondes mais aussi des racines superficielles, certaines très grosses et affleurant, voire au-dessus du sol, partout autour jusqu'à plusieurs mètres du tronc. De ces racines naissent de nombreux drageons. Toutes les tiges verticales devant le trou d'eau, c'est lui. On est là à 4m du tronc :
C'est la solution qu'il a trouvée pour envahir faute de femelle pour faire des bébés.
Cet arbre a de gros besoins en eau.
http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/botanique-...
http://www.crpf.fr/bretagne/pdf-fiches-essences/Peuplier_...
12:06 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (1)
14/06/2013
Les fruitiers après l'inondation
Tous le arbres fruitiers sont en parfait état mais ils ont tous perdu leurs jeunes fruits sauf les pêchers.
Les poiriers et nashis, l'amandier-pêche, même ceux qui ont déjà produit, n'ont plus de fruits. Ils avaient pourtant bien fleuri avant l'inondation.
Les pommiers botaniques sont intacts. Ils étaient trop jeunes pour fleurir cette année. Le pommier 'Ariane' était lui aussi trop jeune pour fleurir. Mais sa végétation est magnifique, on croirait qu'il a profité de toute cette eau :
Il avait pourtant bien les pieds dans l'eau :
Le pommier 'Winter Banana' avait bien fleuri mais il a perdu ses jeunes fruits. Pourtant lui aussi semble avoir pris de l'ampleur à cause de l'inondation. L'an dernier il avait aussi beaucoup fleuri et malgré une taille encore petite m'avait donné 10 pommes. Le voici le 24 avril 2012 :
Le 5 juin, on voit sur cette photo la partie correspondant à sa taille de l'an dernier. Il est à côté d'un sureau mal en point :
Mais lorsqu'on le photographie en entier, on voit 2 grandes tiges verticales qui ont plus que doublé sa hauteur. La croissance de ce printemps est entre les 2 lignes rouges :
Je ne m'attendais pas à une telle croissance et je ne sais que faire. Dois-je le tailler et à quel point ?
Les pêchers donc ont gardé leurs fruits. Voici 'Pourpre de Saint Genis Laval' qui n'avait eu que 2 pêches l'an dernier tombées prématurément :
Et 'Lacrima' qui avait déjà produit abondamment 3 fois :
21:13 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (3)
Diospyros et Ziziphus
Vers le 15 mai j'étais très inquiète pour mon Diospiros kaki 'Fuyu'. Il avait les pieds dans l'eau et pas un seul bourgeon visible. On ne donne jamais la date de débourrement des plantes. C'est ce qui a motivé mon passage aux Grandes Bruyères le 18 mai. Ce jour-là, Diospyros lotus débourrait à peine , seulement au bout des branches. Sur la première photo, c'est le tronc et la ramure noirs au premier plan un peu à gauche :
Donc les Diospyros débourrent tard. Mon Fuyu a parfaitement supporté l'inondation et le 12 juin ses feuilles sont encore petites mais superbes :
Le grand kaki de Marnay se porte aussi très bien :
Pour Ziziphus jujuba, le jujubier, ce n'est pas le retard de végétation qui m'inquiétait. Je sais qu'ici il débourre seulement début juin. Je craignais pour lui les conséquences de l'inondation, Li et Lang étaient vraiment les pieds dans l'eau :
Mais le 5 juin les bourgeons étaient visibles sur Li
et sur Lang :
Le 12 juin les voici les pieds au sec et débarrassés de leur corset anti-chevreuils. Les grandes plantes derrière eux, ce sont les eupatoires qui font déjà 1m50. Li :
Lang :
A vrai dire le jujubier que l'on croit souvent frileux supporterait jusqu'à la zone 6 aux USA (climat plus sec en hiver, contentons nous de zone 7 en France) et il aime l'eau plus qu'on ne le pense. Il produit beaucoup mieux s'il est arrosé en été.
00:17 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (1)
13/06/2013
Mon frémontodendron sait nager
J'ai bien étudié l'installation de mon tout petit Fremontodendron californicum. Il est dit partout qu'il ne doit jamais avoir les racines dans l'eau, certains même déconseillent de l'arroser.
Je l'avais donc mis dans un bac sans fond qui le surélevait de 40cm au-dessus du sol avoisinant tout en lui laissant l'accès aux profondeurs. Je l'ai planté le 20 avril, une période où il n'y avait théoriquement plus de risque d'inondation :
Le 5 juin, après donc un mois de terrain inondé, je l'ai photographié rapidement mais je le croyais perdu :
Je pataugeais péniblement et ne me suis pas attardée. J'ai pris les taches jaunes pour des feuilles défuntes mais c'étaient les boutons floraux ! Il est vrai que le niveau de l'eau encore haut n'aurait dû lui laisser aucune chance. La zone noire entre les herbes, c'est l'eau. Elle ne laisse hors d'eau que les deux planches supérieures du bac mais le niveau a déjà beaucoup baissé, un niveau incroyable que je ne savais pas possible :
Et pourtant, le 12 juin il est tout frétillant avec toutes ses feuilles intactes et autant de fleurs qu'il lui est possible d'en porter :
Butia capitata aime davantage l'eau. Il a déjà subi avec succès deux hivers mais il ne grandit pas. Beaucoup de plantes ont besoin de temps pour s'installer avant de commencer leur croissance et, à cause des moustiques, je n'ai pas été suffisamment présente pour l'arroser l'été dernier. Il parait bien gris mais c'est de la terre qui le recouvre. Il n'est pas planté en hauteur et il a été totalement immergé. Je n'allais pas le doucher pour rajouter de l'eau. La pluie d'aujourd'hui l'a sans doute lavé.
18:14 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (2)
Les rosiers
C'est enfin la marée basse à Romilly. Plus une goutte d'eau en surface. Des moustiques plus que jamais, féroces. C'est la deuxième année d'invasion de ces moustiques qui piquent dès le matin, probablement 24h sur 24. Avant, il y en avait parfois, mais ils ne piquaient que très tard et je ne prenais jamais la fuite avant 18h. Dans ma combinaison de cosmonaute, je ne tiens pas longtemps, cette fois seulement deux heures. Je pare au plus pressé, comme redresser et tuteurer une aubépine de 3m de haut déracinée et couchée mais au feuillage impeccable, et je fais le bilan. Mon "jardin" est plus mal entretenu que jamais parce que les mauvaises herbes ont été stimulées par toute cette eau, les orties sont revenues où je les avais éliminées et sont déjà de ma taille. Ne me faites pas de reproches si on voit cela sur mes photos. Il me faudra des jours et des jours pour tout nettoyer, manuellement entre les plantes.
Commençons par les sources de joie. Tous les rosiers, absolument tous, ont résisté et ont un feuillage magnifique. Très peu n'ont pas encore fleuri, certains ont plus de fleurs que les autres années. Quand je pense que je n'arrivais pas à les faire survivre dans le sable de Veneux, même dans une fosse de bonne terre, je me demande si les rosiers ne sont pas des plantes semi-aquatiques. Rendez-vous compte, un mois dans l'eau, avec au moins 10cm d'eau au-dessus du sol.
Dès l'entrée c'est la blancheur de Mme Alfred Carrière qui étale ses grandes roses sur la clôture. Derrière elle un Cornus sanguineum est en pleine floraison :
A son pied Cardinal de Richelieu commence sa belle floraison. Ce n'est dit nulle part mais il drageonne beaucoup et celui-ci a été récupéré à Veneux où, cette année encore j'ai de beaux drageons qui, eux aussi, s'étalent pour chercher le soleil et fleurissent dès qu'ils ont atteint la lumière.
Car c'est un rosier de plein soleil et je crois qu'il ne le voit pas suffisamment à son goût. Mais c'est un petit malin et au lieu de monter en hauteur, il se faufile vers la bordure libre entre d'autres plantes jusqu'à 2m de son tronc :
Falstaff a eu du mal à s'installer et c'est la première fois qu'il fait plusieurs fleurs en même temps :
Rosa rugosa que je vous ai déjà montré cette année. C'était le premier fleuri, il est couvert de fleurs et j'ai dû enlever au moins dix fleurs fanées :
Le grand Red Parfum est magnifique. Il mériterait une arche ou une colonne mais elle serait aussitôt volée. Je le tuteure comme je peux et, heureusement, il a des tiges très fortes :
Une jolie rose moussue sauvée de justesse de Veneux :
Celle-là, j'ai oublié son nom, il faudrait que je cherche dans mes factures. C'est le problème du non étiquetage des plantes pour ne pas faciliter la vie des voleurs.
Leander est enfin heureux. Il faisait ses roses une par une, il y avait hier 11 roses ou boutons :
Jacques Cartier est encore en boutons. Son feuillage est très beau, très touffu :
Le grand Albert Poyet, celui qui fleurit jusqu'en hiver, me pose les même problèmes de tuteurage que Red Parfum. Lui aussi est splendide :
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11/06/2013
Coronilla valentina sauvée des eaux
Coronilla valentina, la coronille de Valence, est un arbrisseau du sud qui se plaît bien dans le bassin parisien comme j'ai pu l'observer depuis des années à Paris. Il lui faut un sol pauvre, sec, calcaire. Au Jardin des Plantes il n'a pas à craindre les débordements de la Seine, le terrain est situé bien au dessus.
J'avais admiré à Paris son extraordinaire floribondité. On le dit en fleurs de février à mai ou juin. Mais à Paris je l'ai toujours vu en fleurs, lors de toutes mes visites, quelle que soit l'époque de l'année. En voici des exemples :
28 novembre 2007 :
9 janvier 2008 :
Ce que j'ai découvert à Marnay sur Seine le 1 juin, c'est qu'il est facile de le faire survivre en zone inondable. Il est planté sur une légère butte et il n'a pas du tout souffert de l'incroyable et prolongée montée des eaux :
La coronille à Paris est la sous-espèce glauca, celle qui est la plus facile à trouver en vente. Une plante toujours en fleurs, même en hiver, et qui supportera mon terrain inondable si elle est correctement plantée, je ne pourrai m'en passer plus longtemps.
Après l'expérience non prévue de cette année, et sans doute reproductible car "on" a, à mon avis, tout fait pour ça, toutes les plantes seront désormais installées sur butte. Les buttes seront faites avec la terre prélevée au bord de la mare. La mare a de toute évidence été creusée et la terre extraite simplement posée sur les bords, et bêtement côté soleil. Cela donne des parois abruptes qui empêchent la pénétration du soleil. En réduire la hauteur ne pourra qu'améliorer la vie dans la mare. Mais cela va me donner encore beaucoup de travail, à faire après le départ des moustiques.
13:52 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
Dianthus corsicus
C'est un tout petit œillet bien parfumé, d'à peine 10 à 15 cm de haut. Il a besoin de soleil et d'un bon drainage mais il supporte le calcaire. Il arrive à former un joli tapis. Il est planté dans du gravillon, c'est ce qui lui a permis de supporter les inondations. A Marnay le 1 juin :
En dehors de la période de floraison, d'avril à juillet, il forme un tapis bien dense un peu piquant. Il est photographié ici le 25 septembre 2008 :
00:58 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
10/06/2013
Hydrangea heteromalla 'Bretschneideri'
Presque chaque année je ne peux résister au plaisir de vous montrer mon Hydrangea heteromalla 'Bretschneideri'. Il est somptueux. Il a cette année un mois de retard comme la plupart des plantes et je surveillais de près et avec impatience cette floraison.
Il semble avoir atteint sa taille définitive en hauteur, environ 3m50, mais il continue à s'étaler et je dois créer un autre chemin car il n'est plus possible de passer. Il a bien profité des pluies abondantes parce qu'il est à Veneux et ne risque pas de se noyer dans le sable. Il parait encore plus fleuri. Il se fait un peu envahir par un actinidia, ce sera à voir en automne.
Mais c'est le tout début de la floraison et les fleurs fertiles sont encore presque toutes fermées. Je n'en ai trouvé que deux un peu entrouvertes :
Pour la suite de la floraison des fleurs fertiles je reprends des photos du 11 mai 2011 :
Les pétioles sont rouge vif
et l'écorce brune et desquamante est très belle :
Il fait partie des hydrangeas qui tolèrent le calcaire. Il apprécie un bon ensoleillement.
19:31 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (2)
09/06/2013
Eucalyptus neglecta
Hier je n'ai rien écrit parce que j'avais tout débranché car nous avons eu un magnifique orage : 36mm de pluie, je n'avais pas vu ça depuis des années. Mais s'il a plu autant à Romilly, cela ne va pas arranger l'état du terrain.
Vous avez envie d'un eucalyptus mais vous n'avez essayé que Eucalyptus gunnii, cider gum, et vous avez subi des échecs comme moi. On le dit très rustique mais je le déconseille au-delà de la zone 8. Ce n'est pourtant pas la cause de mes échecs, il ne fait pas très froid ici. C'est plutôt des difficultés de reprise. Et il ne me viendrait pas à l'idée de le planter à Romilly, il a horreur du calcaire et ne supporterait pas la moindre inondation. Pourtant cet eucalyptus pas si facile que ça (je l'ai vérifié sur Internet, les échecs sont nombreux, dus au froid ou inexpliqués) est le seul qu'on trouve en jardineries. J'ajouterai qu'il grandit vite, atteint une taille intolérable pour un jardin, il est à réserver aux arboretums et aux parcs, d'autant plus qu'il stérilise la terre pour les autres plantes.
Mais les bons producteurs d'eucalyptus existent, même en France (pépinière Railhet par exemple). Celui qui soulève l'enthousiasme des anglais, c'est Eucalyptus neglecta, omeo gum. Il est plus rustique, au moins de façon plus constante. Il peut être planté sans problème en zone 7, pour les américains même en zone 6 mais ils ont des hivers plutôt secs. Une pépinière anglaise l'a vu résister à -20°C.
Eucalyptus neglecta (pourquoi négligé, sans doute parce qu'on ne s'occupe pas assez de lui malgré son intérêt évident) pousse d'abord rapidement mais en grosse touffe puis plus lentement pour devenir à terme un petit arbre de 5 à 10m. Son feuillage est exceptionnel, très aromatique, vraiment un parfum puissant, très longtemps juvénile, plus de 10 ans, fait de grosses feuilles rondes, peut-être les plus grosses du genre, de 14 à 17 cm. Ces grosses feuilles vertes naissent bleues avec des reflets pourpres. Ses fleurs aussi présentent l'intérêt d'être groupées jusqu'à 15 fleurs. Elles sont blanches. J'espère pouvoir vous les montrer bientôt, elles apparaissent même dans le feuillage juvénile.
Eucalyptus neglecta est exceptionnellement tolérant aux conditions de culture. Il accepte la sécheresse, le froid, la chaleur. Il accepte un peu d'ombre, un peu de calcaire (la majorité des terrains du bassin parisien, ce dont les vendeurs exclusifs de gunnii ne tiennent pas compte), les terres lourdes et argileuses, voire un peu marécageuses. Il résiste à une inondation passagère.
Celui que je vais vous montrer maintenant se plaît depuis plus de 10 ans à Marnay sur Seine, un peu ombragé par des arbres plus grands. C'est un sol semblable à mon terrain de Romilly, alcalin et inondable. Il est photographié le 1 juin. L'arbuste derrière lui à droite est un feijoa.
12:15 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
07/06/2013
Acer griseum
20:24 Publié dans acer | Lien permanent | Commentaires (0)
Combinaison spatiale
C'est ma tenue de travail d'été pour Romilly. Je l'ai commandée hier, je l'ai reçue ce matin. Certains sites ont fait de gros progrès.
C'est un ensemble pour homme, impossible de trouver l'équivalent pour femme. Le monde du travail n'est pas fait pour les faibles femmes. J'ai pris la plus petite taille et ça ira. J'ai retroussé une jambe du pantalon à ma longueur. Les poignets et le cou sont resserrés et les jambes iront dans les bottes en caoutchouc. J'aurai aussi des gants très fins, genre chirurgie, ils ne me gênent pas pour travailler, je ne me rends même pas compte de leur présence.
Pourquoi cet attirail flashy en plein été ? Parce qu'il est étanche, non à la pluie mais aux moustiques. J'ai essayé tous les produits répulsifs naturels ou chimiques, en vente sur Internet, en pharmacie et ailleurs, même les soit-disant efficaces en zone tropicale. J'ai gaspillé mon argent, rien ne marche. Vraiment pas du tout. La seule chose efficace, ce sont les bâtonnets ou serpentins très difficiles à allumer, il faudrait une caisse de briquets pour tenir tout l'été, et utilisables seulement pour un travail statique.
La couleur flashy a deux raisons d'être. D'abord une couleur claire renvoie la lumière et donc la chaleur. Je devrai passer des heures en plein soleil pour réanimer mes plantes dès que le niveau d'eau sera descendu. Ensuite parce que les moustiques n'aiment pas se poser sur des couleurs claires, particulièrement le jaune ou le vert. Des gens compétents en psychologie du moustique vous diront qu'ils ne se posent pas sur les couleurs claires parce qu'ils y sont trop facilement repérés. Un moustique est-il capable de réflexion ? Est-ce inné ? Peu importe, j'ai autre chose à faire qu'explorer l'intelligence du moustique, ce qui compte, c'est le résultat.
Ainsi accoutrée, j'espère que je pourrai choisir des journées moins chaudes, des temps couverts, voire pluvieux.
12:41 Publié dans Animaux, Romilly sur Seine | Lien permanent | Commentaires (3)
06/06/2013
Des fleurs résistantes
20:38 Publié dans Plantes, roses | Lien permanent | Commentaires (2)
L'eau est toujours là
Je n'en croyais pas mes yeux, tous les terrains au nord de Romilly sont toujours dans l'eau et le mien aussi, c'est peut-être même pire :
J'espérais qu'une partie du terrain serait maintenant accessible, ne serait-ce que par l'évaporation. J'ai dû remplir les 2 petites mares de Veneux pendant 1h chacune pour avoir seulement un niveau acceptable pour les têtards et les larves de libellules. J'ai lu quelque part à quoi servent les moustiques. Ils n'ont qu'une seule utilité mais essentielle, nourrir les larves de libellules.
Comment donc est-ce possible ? J'ai rencontré mon voisin qui m'a expliqué qu'entre mes deux passages le niveau d'eau était remonté. Il m'a dit aussi que les lacs de retenue avaient été partiellement vidés alors que les terrains étaient encore inondés. Normal, la saison de la plaisance commence. Nous sommes maintenant dans l'eau depuis un mois, d'abord pour protéger Paris (la crue ne s'est pas répercutée au-delà de Nogent) et maintenant pour que les plaisanciers puissent faire joujou sur les lacs. C'est répugnant. Je ne parle pas pour mon petit terrain et ma petite collection de sureaux. Je pense surtout aux agriculteurs dont les champs sont toujours inondés, aux conséquences sur leurs revenus et sur l'avenir de leurs exploitations. Maintenant la morale est celle de l'argent, pas l'argent des petits mais celui de ceux qui ont les moyens de s'amuser.
Quant au retentissement sur la nappe phréatique, la commune de Romilly ne fait rien pour maintenir sa qualité. Je vous ai déjà montré le dépôt de vieilles carcasses de véhicules hors d'état de circuler, pneus crevés, roues absentes, carrosseries défoncées
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/09/14/zone-de-...
Rien n'a changé, sauf qu'il y a quelques véhicules supplémentaires. Vous imaginez le carburant et l'huile qui partent dans la nappe phréatique. Et aujourd'hui, juste devant le terrain de mon voisin, je vois une nouvelle décharge sur le chemin
et dans le fossé de drainage :
Mon voisin a aussitôt contacté la police municipale (il a renoncé à voir la mairie qui s'en tape) et le SMIR (Service municipal d'intervention rapide sensé intervenir sur la propreté) . Ils lui ont d'abord dit que cela ne les concerne pas parce que c'est un chemin privé. Le voisin leur a expliqué que ce n'est pas un chemin privé mais un chemin rural (confirmé par le cadastre et sur mon titre de propriété signé par le maire) et il fait suite à une rue de Romilly. Ils lui ont alors dit qu'ils avaient autre chose à faire.
Enfin pour comble de bonheur les moustiques sont là, des Culex pipiens sans doute mais qui piquent toute la journée dès le matin. La météo annonçait 24° à l'ombre, imaginez ce que cela donne au soleil. J'avais tout prévu, bottes neuves Aigle, pantalon et veste imperméables. Avec la chaleur je n'ai tenu que 3h. Je devrai pourtant revenir m'occuper de mes plantes en détresse, chaque fois pour 3h seulement car les vêtements sont la seule protection efficace, je l'ai vérifié l'an dernier.
04:24 Publié dans inondations, Romilly sur Seine | Lien permanent | Commentaires (2)
04/06/2013
Acer oliverianum
Marnay sur Seine 2 juin
Nous avions déjà vu cet érable rare en France (je ne l'ai jamais vu ailleurs) l'an dernier mais un mois plus tard :
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/07/01/acer-oli...
Son feuillage était alors plus rouge et il n'avait plus de samares.
Ce 2 juin donc, ce qu'il avait de plus remarquable ce sont de jolis fruits rouges dont beaucoup étaient déjà au sol.
J'en ai ramassé quelques uns :
21:02 Publié dans acer | Lien permanent | Commentaires (0)
03/06/2013
Un prédateur d'asiminier ? Campyloneura virgula
Pas plus tard qu'hier je vous ai montré avec fierté les premières feuilles de Asimina triloba 'Prolific'. Et dès ce matin voilà ce que je trouve :
Qui donc détruit mes jeunes feuilles ? Il est écrit partout que l'asiminier ne craint ni insectes ni maladies fongiques. J'ai bien sûr aussitôt cherché l'horrible prédateur. Je n'ai trouvé qu'un minuscule point jaune, à peine 1mm, qui parcourait sans cesse mon petit arbre dans tous les sens. Pas facile de photographier une si petite chose, la mise au point est impossible, j'ai dû faire des dizaines de photos pour obtenir celles-ci :
Il n'avait rien à faire sur mon arbre, je l'ai rentré dans la maison :
Cela fait penser à un puceron mais je ne vois pas de cornicules et les antennes rayées sont étonnantes. Et son comportement, sa rapidité ne correspondent pas vraiment à un puceron. Qu'est-ce ?
P.S. c'est donc (voir commentaires) la nymphe minuscule d'une très petite punaise, au plus 5mm, que l'on trouve sur des arbres, en particulier chênes, noisetiers, aubépines, toutes plantes qui se trouvent sur ce terrain. L'asiminier a sans doute été pour elle une merveilleue découverte.
http://www.britishbugs.org.uk/heteroptera/Miridae/campylo...
20:29 Publié dans Animaux, fruitiers | Lien permanent | Commentaires (4)